Exposition Tsunami

Du 6 septembre au 31 octobre, les étudiants de l’Ecole supérieure d’art et de design TALM investissent les extérieurs de l’île MoulinSart.

Après un mois de résidence, les trois élèves exposent leurs œuvres pensées et conçues sur l’île MoulinSart en extérieur.

Vernissage le vendredi 6 septembre à 18h30

Raphaël ANDRES

À travers une pratique mixte de récupérations et d’associations de formes crées ou prélevées à mon environnement physique et virtuel, je questionne la fiction, l’objet du quotidien et l’individu dans nos sociétés occidentales contemporaines. Les notions de toxicité et d’effacement motivent mes créations plastiques. Faite à partir d’un répertoire restreint de matériaux cette pièce est une réflexion sur l’enfant et son double, le territoire et sa conquête. Conçue sur et pour l’île Moulinsart, cette situation a pour centre un assemblage de pain sur une ossature en bois. Elle pourrait s’apparenter dans sa disposition dans le parc à une mise en scène ; quand la nuit tombe un système d’éclairage à détecteur de mouvement surprend les vagabonds qui errent elle devient apparition.

 

ANAÏS MÉHÉNI

Questionnée par l’impact architectural sur le paysage, ma recherche artistique s’axe depuis deux ans sur la modification des environnements par l’implantation d’une construction humaine. Les silos de stockage, la sculpture monumentale ou encore les grands ensembles d’habitation sont autant d’édifices qui renouvellent leur paysage. L’Île MoulinSart possède une coexistence entre un panorama bucolique et son mobilier urbain. La préservation de l’île comme lieu interroge sur les répercutions climatiques, comme sa possible immersion et son inévitable érosion. L’implantation esthétique de brise-lames questionne la prévention du site par le prisme artistique. Ces blocs de béton s’opposent frontalement avec le paysage de l’île, cette dissonance abrupte est révélée par la technique : un mélange de matière organique (paille) et chimique (béton). Ces installations sculpturales brutes interpellent et mettent en perspective le devenir du site de l’île de Moulinsart.

 

 

THÉO MICHEL

Mes recherches protéiformes privilégieront cette fois-ci : la céramique et l’installation. Les formes répétées deviennent ainsi constructions, strates et cherchent inexorablement à s’extirper du sol. Par l’utilisation de matériaux vivants comme l’argile en contraste avec d’autres plus solides, j’essaye de transmettre mon intérêt d’un monde réel fragile et en transition vers des espaces intangibles.
L’expédition m’attend. À bord de mon bateau « La Licorne » je quitterai l’île MoulinSart par la Sarthe. Accostant à Malicorne, je tenterai de revenir par la route en y fabriquant des roues en argile et une ossature me permettant de tracter le tout. Parsemé de clins d’oeil à l’univers de Tintin, je questionne le territoire, ses ressources, mais aussi ses échanges possibles.