Blandine Brière

« LA DORMEUSE EVEILLEE » DE BLANDINE BRIERE
INSTALLATIONS SONORES / RESIDENCE DE CREATION 

EXPOSITION DU 7 MAI AU 18 JUIN 2023

VERNISSAGE LE DIMANCHE 7 MAI à 16H00

L’exposition La dormeuse éveillée, a été imaginée dans le cadre d’une résidence de recherche sur le site de l’île MoulinsArt, en regard du Moulin Cyprien vieux du XVe siècle.

Symbole de l’espace et du temps, la roue du Moulin est aussi la manifestation des forces en mouvement. C’est l’expression de l’énergie centrifuge, qui va du centre vers la périphérie, et de l’énergie centripète qui retourne à son centre, son axe ou sa source.

Issu d’un travail de collectes de témoignages sonores auprès des figures locales ayant participé à la réhabilitation du lieu, l’artiste a recueillis des histoires singulières qui habille cette roue aux origines archaïques…

« Interrogée sur la genèse conceptuelle de ses projets, Blandine Brière raconte qu’elle commence souvent par explorer la mémoire, visible ou invisible, des lieux et des milieux dans lesquels elle intervient. Sa matière de prédilection : le son. Échantillonneuse, Blandine Brière trouve des formulations en fonction des lieux, des contextes, des supports. Elle en explore les diverses résonances, et à partir de leur histoire, de leurs usagers, de leur architecture, de leur espace, elle invente des uchronies, des récits alternatifs avec des points de divergences temporelles, forcément partiales et subjectives. En somme, l’artiste utilise le son comme un liant pour faire tenir ensemble les ingrédients de ses assemblages, qui font intervenir aussi bien le dessin que la photographie, le volume ou l’installation. Après l’enquête minutieuse, parfois mise à disposition du public sous forme de documentaire sonore, l’artiste peut imaginer des expériences de traversée contextuelle, dans l’espace et le temps. »                               

in Blandine Brière Portrait en carillonneuse, Eva Prouteau, 2022

BLANDINE BRIERE

J’ai commencé à capter des sons à l’âge de 17 ans, cela fait aujourd’hui 20 ans que j’ai un micro à portée de main, qui m’accompagne. Passionnée par le documentaire, par la matière ordinaire qui fait événement, je travaille principalement en résidence de création pour des projets d’installation sonore in-situ. Chaque projet est nourri de capsules sonores réalisées à partir de portraits, de paysages sonores, de scènes de la vie, que j’enregistre et monte pour comprendre et habiter les contextes des résidences. Il existe ensuite une réinterprétation et le documentaire se transforme pour n’en garder qu’une essence, une poésie sonore abstraite qui donne vie à l’installation.

Je m’attache à raconter des histoires. S’inscrire dans la réalité, marcher, rencontrer, capter le paysage sonore, garder trace appartient à mon protocole de création. Mon écriture s’élabore à travers l’assemblage, le collage, une manière pour moi de sampler la matière vivante par le biais du montage de mes bandes sonores et la fabrication de l’œuvre.
 
J’archive les objets sonores comme autant d’images qu’ils projettent, faisant appel à une mémoire collective et individuelle. J’envisage le son comme matière à entendre et à écouter, en portant une attention
particulière à l’humain. La voix est la chair de mes installations créées en écho à un contexte spécifique.
Extraire les intensités anonymes de l’espace public, c’est rejouer la partition du réel, en garder une genèse réinventée. Le récit se forme et se transforme, s’expose et cherche à transmettre le geste premier de la collaboration, l’interaction avec les personnes rencontrées. Si l’unité stylistique n’est à priori pas évidente, chaque œuvre est le résultat d’une expérience significative, tangible, par laquelle je romps provisoirement avec ce que j’avais précédemment mis en place.
 
Mon travail s’ajuste dans l’espace de monstration qu’il soit destiné à accueillir des œuvres ou non. Je tends à l’approcher, le considérer, l’appréhender, le détourner.
Le principe de mes installations se lie avec les murs qui l’accueillent, revisite ses angles, joue avec ses résonances, son échelle.
 
J’aime à penser qu’il s’agit d’objets-mémoires, comme des jalons éphémères de la petite histoire.

 

Blandine Brière, a débuté sa résidence de création au Centre d’art de l’île MoulinSart pour un projet d’installation in-situ en regard du Moulin Cyprien.
En janvier et février 2023, l’artiste a mené des temps d’Education Artistique et Culturelle auprès d’une classe de CP de Chemiré-le-Gaudin. 
Elle interviendra également lors d’un workshop à L’unisSon (école de musique de la Communautés de Communes du Val de Sarthe) pour créer des boucles musicales avec l’enseignant de guitare Olivier Grousseau et ses élèves. La restitution de ce travail aura lieu lors de l’événement OPUS #4 sur l’île MoulinSart le dimanche 18 juin.

>> Les 22 et 23 avril de 14h30 à 17h30 au Centre d’art : ateliers son parents/enfants avec l’artiste (gratuit sur inscription : en boutique ou sur : centre.art@cc-valdesarthe.fr).

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